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Suivi au jour le jour de la guerre en Ukraine

 

  • Mardi 15 mars : les frappes s’intensifient

Kiev vit « un moment dangereux et difficile ». Symbole d’une guerre plus rude, Vitali Klitschko, le maire de la capitale – vidée de la moitié de ses trois millions d’habitants – a décrété, ce mardi, un couvre-feu, jusqu’au surlendemain, 7 heures. En proie aux frappes russes, la ville attend néanmoins la visite des Premiers ministres polonais, tchèque et slovène venus rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le Premier ministre Denys Chmygal. L’offensive s’étend dans le pays – jetant sur les routes de l’exil plus de trois millions d’Ukrainiens – alors que les délégations russe et ukrainienne ont repris leurs pourparlers.

  • Lundi 14 mars : la guerre s’étend malgré les pourparlers

L’armée russe « n’exclut pas la possibilité de prendre le contrôle total des grandes villes qui sont déjà encerclées », annonce le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, en ce dix-huitième jour de conflit, tandis qu’un nouveau round de pourparlers russo-ukrainiens est en cours. L’offensive s’élargit à l’ensemble du pays. À Kiev, qui, vidée de plus de la moitié de ses trois millions d’habitants, est presque entièrement encerclée. Ou encore à Antopil, ville de l’ouest de l’Ukraine, où une frappe des forces russes visant une tour de télévision a fait neuf morts. Une situation qui pousse l’Union européenne à décider d’un quatrième train de sanctions contre Moscou, et particulièrement contre le milieu d’affaires. Sur le front de l’information, en dépit de lois prévoyant de lourdes peines pour les voix dissonantes au Kremlin, les téléspectateurs russes assistent, ce lundi soir, à une scène rarissime. Faisant irruption dans le journal télévisé le plus regardé de Russie, une journaliste déploie une pancarte avec le message suivant : « Non à la guerre. Ne croyez pas la propagande. On vous ment, ici. » Elle est arrêtée dans la foulée.

  • 13 mars : mort du premier journaliste étranger sur le terrain

2 187. C’est le nombre de morts civils que déplore la mairie de la cité portuaire de Marioupol ce dimanche. « Les occupants frappent cyniquement et délibérément des bâtiments résidentiels, des zones densément peuplées, détruisent des hôpitaux pour enfants et infrastructures urbaines », insiste-t-elle, dans un message posté sur Telegram. Dans le reste du pays, aussi, les tensions s’exacerbent : quelques heures plus tôt, à 8 h 30 du matin, les forces russes arrêtaient le maire de la ville de Dniproroudné, après celui de Melitopol et de nouvelles frappes russes visaient, dans la nuit, une base militaire près de la frontière polonaise (35 morts). Kiev, quant à elle, résiste mais redoute plus que jamais l’encerclement. Dans sa banlieue, à Irpin, le journaliste américain Brent Renaud, touché par des balles visant la voiture dans laquelle il circule, est le premier journaliste étranger à payer de sa vie la couverture de l’offensive.

  • 12 mars : Kiev encerclé, Marioupol bloqué 

De Mykolaïv à Odessa en passant par Dnipro ou Kharkiv, les médias locaux rapportent le retentissement de sirènes d’avertissement anti-bombardement sur l’ensemble du territoire, ce samedi matin. Les forces russes resserrant l’étau sur Kiev, poursuivent ainsi sans répit les bombardements sur d’autres villes ukrainiennes. Comme à Marioupol, dévastée par près de deux semaines de siège, et où les civils sont privés de nourriture, d’eau, de gaz, d’électricité et de communication. Une situation qualifiée d’ « humainement insoutenable » par Emmanuel Macron et le chancelier Olaf Scholz, qui exhortent, en entretien avec Vladimir Poutine, la Russie à lever le siège de la cité portuaire. « On a commencé à parler », et Moscou « ne pose plus simplement des ultimatums », assurera quant à lui Volodymyr Zelensky, à l’issue de pourparlers avec le Kremlin. Cela « constitue une approche fondamentalement différente », veut croire le président ukrainien.

  • 11 mars : pression accrue sur la Russie

Réunis en sommet à Versailles, les Européens accroissent encore la pression sur la Russie afin qu’elle cesse son offensive militaire. « Rien n’est interdit, rien n’est tabou. Nous sommes prêts à sanctionner, au-delà de ce qui a été fait », prévient ainsi Emmanuel Macron, accordant avec les 27 une enveloppe de 500 millions d’euros – s’ajoutant à une première du même montant – à l’Ukraine. Sur le terrain, la capitale, Kiev, résiste aux soldats russes, qui, après avoir atteint ses faubourgs, poursuivent leurs manœuvres d’encerclement. Kharkiv, dans le nord-est du pays, fait toujours l’objet de frappes. Jusqu’ici épargnée par les forces russes, Dnipro, ville du centre de l’Ukraine, supposée être le lieu d’arrivée d’un couloir humanitaire, est désormais, elle aussi, la cible de raids et se réveille dans un paysage de désolation.

  • 10 mars : les 27 au sommet de Versailles

Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne se réunissent, ces jeudi et vendredi, en sommet à Versailles, afin d’élaborer des réponses économiques et militaires à l’invasion russe. Mais Moscou se montre plus déterminé que jamais à poursuivre l’offensive. La Russie va « continuer [son] agression » jusqu’à la « capitulation », assure, ainsi, Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, lors d’une rencontre tenue en Turquie avec son homologue ukrainien Dmytro Kouleba. Sur le front, l’armée russe, désormais aux portes de Kiev, poursuit sa manœuvre d’encerclement tout en promettant l’ouverture quotidienne de couloirs humanitaires vers la Russie. Une proposition rejetée par l’Ukraine, qui réclame des corridors menant à des régions sûres de son pays, et déplore la mort d’au moins 71 enfants depuis le début de l’offensive, le 24 février.

  • 9 mars : un hôpital pédiatrique pris pour cible

« Arrêtez les massacres ! » implore le président ukrainien Volodymyr Zelensky, après qu’une frappe russe a visé, ce mercredi, un hôpital pédiatrique à Marioupol, où neuf jours de siège russe ont déjà fait 1 207 morts parmi les civils (mairie de la ville). Alors que l’Ukraine et la Russie ont trouvé un accord sur des cessez-le-feu destinés à la mise en place de couloirs humanitaires autour des zones les plus frappées par les combats, la situation se tend sur le terrain, en ce treizième jour d’offensive. Et à la veille de discussions entre les chefs des diplomaties russe et ukrainienne en Turquie – la première rencontre à ce niveau depuis le début de l’invasion russe le 24 février –, les forces russes encerclent peu à peu Kharkiv, Tchernihiv et la capitale, Kiev, dont la ligne de front ne se trouve plus qu’à une quinzaine de kilomètres et qui se prépare à l’assaut

  • 8 mars : des milliers d’Ukrainiens tentent de fuir

L’offensive russe se poursuit en Ukraine et des milliers de civils tentent, ce mardi, de quitter leurs villes bombardées ou encerclées par les forces du Kremlin. Trois cent mille d’entre eux sont, ainsi, coincés à Marioupol, selon le ministère ukrainien de la Défense, qui accuse Moscou de ne pas respecter le couloir humanitaire mis en place : « L’ennemi a lancé une attaque exactement en [cette] direction. » Dans le même temps, de premiers Ukrainiens – des habitants de Soumy, dans le nord du pays – sont évacués par ces couloirs, vers le centre du pays. Sur le front économique, si l’Europe se refuse encore à décréter un embargo sur les importations russes – elles assurent respectivement 30 % et 40 % de ses besoins en pétrole et gaz naturel – les États-Unis, en suspendant ces mêmes importations, marquent un nouveau cap dans les sanctions infligées à Moscou.

  • 7 mars : la perspective de couloirs humanitaires

Un « cynisme moral et politique ». Emmanuel Macron dénonce en ces termes, ce lundi, la proposition de Vladimir Poutine d’ouvrir, en Ukraine, plusieurs couloirs humanitaires, dont la moitié rejoint la Russie ou la Biélorussie – pays allié depuis lequel l’armée a lancé son offensive le 24 février. Une proposition aussitôt rejetée par le gouvernement ukrainien, tandis que l’ONU réclame des « couloirs sûrs pour fournir de l’aide humanitaire dans les zones d’hostilités ». « Les civils dans des endroits comme Marioupol, Kharkiv, Melitopol et ailleurs ont désespérément besoin d’aide, en particulier de fournitures médicales vitales », précise, ainsi, le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths. Sur le front diplomatique, Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz prévoient d’échanger avec le président chinois Xi Jinping, Pékin s’étant déclaré « disposé » à participer à une médiation internationale pour mettre fin à la guerre.

  • 6 mars : intenses bombardements russes

1,5 million d’Ukrainiens ont fui leur pays, en ce dixième jour de conflit, constituant, depuis la Seconde Guerre mondiale, la crise migratoire la plus rapide en Europe (ONU). Et aucun signe d’accalmie ne se dessine sur le territoire. La Russie « se prépare à bombarder Odessa », accuse le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dénonçant un potentiel « crime historique », contre cette ville d’un million d’habitants, proche de la frontière moldave, où affluent les réfugiés. Tandis que de violents combats éclatent à Kiev et pour le contrôle des villes de Mykolaïv, dans le Sud, et de Tchernihiv, dans le Nord. À Moscou, Vladimir Poutine ne fléchit pas. Déterminé à atteindre ses objectifs « par la négociation ou par la guerre », indique l’Élysée, après qu’Emmanuel Macron – soucieux d’obtenir cessez-le-feu et couloirs humanitaires – s’est entretenu ce dimanche avec son homologue russe.

  • 5 mars : des sanctions comme une « déclaration de guerre »

L’armée russe poursuit son offensive sur plusieurs fronts. Particulièrement à Kiev, où la résistance ukrainienne se montre résolue à défendre la capitale, à Kharkiv, théâtre de bombardements parmi les plus intenses depuis le début du conflit et à Tchernihiv, où des dizaines d’Ukrainiens ont été tués ces derniers jours. Dans la ville portuaire de Marioupol, où l’évacuation de civils qui devait se tenir ce samedi a été reportée en raison de multiples violations de cessez-le-feu, les troupes russes poursuivent, aussi, leur assaut. Et il s’avère impossible, en ce neuvième jour de guerre, d’établir un bilan fiable : Kiev faisant état d’au moins 350 civils et plus de 9 000 soldats russes tués, quand Moscou évoque 2 870 côté ukrainien et 498 côté russe. Sur le front diplomatique, Vladimir Poutine, qui compare les sanctions imposées à son pays à « une déclaration de guerre », met en garde l’Occident : tout pays participant à une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine – mesure réclamée par Kiev et rejetée par l’Otan – sera considéré comme cobelligérant.

  • 4 mars : la centrale nucléaire de Zaporijia aux mains des Russes

« Nous avons survécu à une nuit qui aurait pu mettre un terme à l’histoire. L’histoire de l’Ukraine. L’histoire de l’Europe. » Le propos du président ukrainien Volodymyr Zelensky traduit, ce vendredi, la gravité et l’angoisse de l’ensemble d’un pays, après l’attaque de la centrale nucléaire de Zaporijia, désormais aux mains des forces russes. Une opération considérée comme « irresponsable » par l’Otan. Tandis que sur le terrain, les combats se poursuivent à Marioupol – 40 heures ininterrompues de bombardements – et à Tchernihiv, au nord de Kiev, où les forces russes ciblent écoles et zones résidentielles. Sur le front de la propagande aussi, le conflit s’amplifie : les journalistes publiant sur le sol russe des « informations mensongères » pouvant désormais faire l’objet de quinze ans de peine de prison.

  • 3 mars : une première grande ville aux mains des Russes

Une semaine jour pour jour après le début de l’offensive, l’issue du conflit paraît plus lointaine que jamais en Ukraine. La première grande ville du pays, Kherson (290 000 habitants), est tombée, dans la nuit, aux mains des forces russes. Quand, plus à l’est, le port stratégique de Marioupol résiste encore péniblement à l’invasion. Aussi, et tandis que la session de pourparlers, organisée en Biélorussie, n’a pas abouti au cessez-le-feu espéré par l’Ukraine, son président, Volodymyr Zelensky, rassure ses concitoyens : « Nous allons reconstruire chaque immeuble, chaque rue, chaque ville. » Et formule à l’adresse de Moscou : « Vous allez nous rembourser pleinement tout ce que vous avez fait contre notre État. » Côté russe, Vladimir Poutine confirmera, lors d’un échange téléphonique tendu avec Emmanuel Macron, sa volonté de poursuivre « sans compromis » son offensive, précisant que ses opérations « s’aggraveraient » si les Ukrainiens n’acceptaient pas ses conditions.

  • 2 mars : les villes ukrainiennes sous le feu de la Russie

L’offensive est désormais généralisée, en ce septième jour de conflit. S’il règne à Kiev, au lendemain de frappes ciblées sur la tour de télévision – faisant cinq morts –, un calme relatif, la situation se complique à Kharkiv, deuxième ville du pays, située quelque 500 kilomètres plus à l’est, désormais sous le feu des bombardements et troupes aéroportées. Aussi le nombre de réfugiés ukrainiens bondit-il de près de 200 000 en vingt-quatre heures (décomptes de l’ONU), portant à 874 000 le nombre de personnes ayant fui depuis le 24 février, principalement pour des pays limitrophes. Tandis que le Premier ministre britannique, Boris Johnson, accuse Moscou de se rendre coupable de « crime de guerre » et appelle l’ONU à exiger un retrait des troupes, l’opposant au pouvoir russe Alexeï Navalny pousse ses concitoyens à braver l’interdiction des autorités à manifester contre la guerre en Ukraine.

  • 1 mars : Moscou intensifie l’offensive

Au lendemain de pourparlers infructueux, sur fond de sanctions occidentales croissantes contre la Russie, les combats se poursuivent et s’intensifient dans le pays, particulièrement à Kiev, Kharkiv et dans le port de Marioupol. Mais alors que la pression monte sur les grands groupes pétroliers et gaziers occidentaux présents en Russie – dont le pays tire la majorité de ses revenus –, Moscou persiste et signe. Son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, assurant poursuivre l’offensive « jusqu’à ce que ses objectifs soient atteints ». Aussi et tandis que croît, chaque jour, le nombre de victimes civiles, ce dernier nie que les forces russes visent des habitations, affirmant que l’armée russe « n’occupe pas l’Ukraine » et que l’Occident « cherche à utiliser le peuple ukrainien » contre Moscou.

  • 28 février : de premiers pourparlers

En ce cinquième jour d’une guerre qui a déjà poussé plus de 500 000 Ukrainiens à fuir leur pays, des délégations russe et ukrainienne entament ce lundi des pourparlers à la frontière avec la Biélorussie, dans l’une des résidences du président Alexandre Loukachenko. Peu conclusives, ces négociations, qui interviennent alors que les forces de Vladimir Poutine rencontrent une vive résistance de l’armée ukrainienne et que les sanctions occidentales ébranlent l’économie russe, feront l’objet d’un « deuxième round ». Dans un discours en visioconférence, le président ukrainien Volodymyr Zelensky implore, pour sa part, les eurodéputés réunis en séance extraordinaire à Bruxelles, d’intégrer « sans délai » son pays à l’Union européenne : « Je suis sûr que c’est juste, je suis sûr que c’est possible. » Sur le terrain de l’information et bien que l’armée russe reconnaisse désormais « des morts et des blessés » dans ses rangs, Meta (maison mère de Facebook) restreint l’accès aux médias Russia Today et Sputnik – émanations du pouvoir russe – sur ses plateformes, afin de lutter contre la propagande du Kremlin.

  • 27 février : la menace nucléaire

Tandis que les forces ukrainiennes affirment avoir repoussé une percée russe à Kharkiv, deuxième ville du pays, la Russie poursuit sa progression dans l’ancienne république soviétique, toujours en prise avec les tentatives de contrôle de sa capitale, Kiev. Aussi les États membres de l’Union européenne débloquent-ils 450 millions d’euros pour l’achat d’armes à l’Ukraine et accentuent leurs sanctions contre Moscou – comme la fermeture de leur espace aérien aux avions russes ou l’exclusion de nombreuses banques russes du système interbancaire Swift, rouage essentiel de la finance mondiale. Face à la durée des combats – quatre jours d’offensive –, Vladimir Poutine brandit, dans une retransmission télévisée, le spectre de la menace nucléaire. « J’ordonne au ministre de la Défense et au chef d’état-major de mettre les forces de dissuasion de l’armée russe en régime spécial d’alerte au combat », exprime-t-il froidement, face caméra, devant ses chefs militaires. La Russie peut-elle recourir à la bombe atomique ? La communauté internationale, craignant une escalade, s’interroge.

  • 26 février : Kiev sous couvre-feu

La situation s’est envenimée dans la nuit, dans le centre de la première ville du pays, cible principale des forces russes. Si Moscou ne communique aucun chiffre, le ministre ukrainien de la Santé Viktor Liachko déplore la mort de 198 civils et 1 115 blessés, poussant la mairie de Kiev à décréter un couvre-feu jusqu’à lundi, 8 heures. Mais la résistance est tenace, et sur les réseaux sociaux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky – qui promet de rester à Kiev – encourage ses concitoyens : « Nous avons tenu bon et repoussons avec succès les attaques ennemies […]. C’est notre armée qui contrôle Kiev et les villes clés autour de la capitale. » À Moscou, plusieurs milliers de manifestants contre l’invasion en Ukraine sont arrêtés. Et, signe que ce conflit se joue aussi sur le front de l’information, le régulateur ordonne à certains médias russes de supprimer le terme d’« invasion » de leur vocabulaire. Du côté de la communauté internationale, un renforcement des sanctions économiques et financières à l’égard de la Russie se met en place et les États-Unis annoncent une aide militaire de 350 millions de dollars à l’Ukraine.

  • 25 février : l’étau se resserre autour de Kiev

Au deuxième jour de l’invasion, les forces russes resserrent leur étau autour de la capitale ukrainienne, alourdissant le bilan humain (137 morts) et faisant plus de 100 000 déplacés en direction des frontières, de la Pologne et de la Moldavie. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, affirme ainsi que l’armée russe vise des zones civiles et appelle les Européens à se rendre en Ukraine : « Si vous avez une expérience du combat et que vous ne voulez plus regarder l’indécision de vos responsables politiques, vous pouvez venir dans notre pays pour défendre l’Europe. » Reprochant à l’Union européenne une réponse trop « lente » face à l’invasion de Moscou, il l’appelle aussi à alourdir les sanctions contre la Russie. Tout en dénonçant sa « duplicité », Emmanuel Macron, qui a eu la veille, avec Vladimir Poutine, un « échange franc, direct, rapide », juge crucial de « laisser ouvert le chemin » du dialogue avec le chef du Kremlin. Et annonce, depuis Bruxelles, accélérer les déploiements de soldats en Roumanie, dans le cadre de l’Otan.

  • 24 février : invasion russe, jour 1

« J’ai pris la décision d’une opération spéciale. » Il est 5 h 48 à Moscou. Glacial, Vladimir Poutine donne le signal des hostilités en direct à la télévision russe. Trois jours après la reconnaissance de l’indépendance des territoires séparatistes ukrainiens du Donbass, c’est la bascule : le chef du Kremlin annonce « une démilitarisation et une dénazification de l’Ukraine ». Depuis l’est, le nord et la Crimée, les troupes russes pénètrent un pays qui se réveille en guerre et comptabilise dès les premières heures, plusieurs dizaines de morts. En riposte, le président ukrainien Volodymyr Zelensky appelle son peuple à prendre les armes, décrétant, depuis Kiev, la mobilisation générale. Les 27 membres de l’Union européenne se réunissent, aussitôt, à Bruxelles et décident d’un train de sanctions (finance, énergie, transports) contre la Russie. « Les dirigeants russes devront faire face à un isolement sans précédent », assure la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. « Les événements de cette nuit sont un tournant dans l’histoire de l’Europe et de notre pays », avertit, quant à lui, le président français Emmanuel Macron, au sortir d’un conseil de défense réuni en urgence. « Nous appuierons l’Ukraine sans hésiter, et nous prendrons toutes nos responsabilités pour protéger la souveraineté et la sécurité de nos alliés européens », promet-il alors.

  • Novembre 2021 : l’Ukraine s’inquiète de signaux de Moscou

Tandis que les tensions sont au plus haut, depuis plusieurs semaines, entre les deux voisins, déjà à couteaux tirés depuis l’annexion de la Crimée (2014) et d’un conflit entre Kiev et des séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’inquiète, vendredi 26 novembre, de signaux « très dangereux » de la Russie, accusée d’avoir déployé des troupes à la frontière. Tout en se disant « entièrement préparé » à une éventuelle escalade militaire, ce dernier accuse la Russie de chercher un prétexte pour intervenir militairement dans son pays, citant les critiques exprimées par le Kremlin sur une présence de l’Otan en Ukraine et les accusations selon lesquelles Kiev saperait le processus de paix avec les séparatistes. Les États-Unis, l’Otan et l’Union européenne ne cessent, alors, d’exprimer leur inquiétude concernant des mouvements des Russes à la frontière, s’alarmant d’une possible invasion de Moscou, qui dément tout plan en ce sens et accuse Kiev et les Occidentaux d’aggraver les tensions.